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LES EFFORTS MENES PAR LES INSTITUTIONS CULTURELLES DU GOLFE POUR PROTEGER LE PATRIMOINE IMMATERIEL DE LA REGION (L’exemple du Ministère du patrimoine et de la culture du Sultanat d’Oman)
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Issue 44
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LES EFFORTS MENES PAR LES INSTITUTIONS CULTURELLES DU GOLFE POUR PROTEGER LE PATRIMOINE IMMATERIEL DE LA REGION (L’exemple du Ministère du patrimoine et de la culture du Sultanat d’Oman)
Issue 44

L’étude passe en revue les efforts entrepris par le Ministère du patrimoine et de la culture du Sultanat d’Oman pour préserver le patrimoine culturel immatériel. Ces efforts se sont déployés autour de trois axes :

Documenter sur le plan international les éléments du patrimoine immatériel :

Dans le cadre des efforts menés par le Sultanat d’Oman pour enregistrer les éléments constitutifs du patrimoine culturel immatériel du pays dans la liste dressée par l’UNESCO des biens culturels immatériels, le Ministère du patrimoine et de la culture a réussi jusqu’ici à enregistrer sept éléments du patrimoine immatériel omanais. Cette action témoigne en soi de l’importance que le Sultanat accorde à son héritage populaire. L’inscription de ces éléments constitue, d’un autre côté, la reconnaissance, sur le plan international, de la place  que ce legs occupe, en tant qu’il est partie de ce patrimoine qui a été salué, à maintes reprises, par les instances internationales à travers, notamment, l’inscription au patrimoine mondial de nombreux sites omanais, tels que le fort de Bahla (1987) ; les sites de Bet, d’Al Khatum et d’Al Ayn (1988) ; la route d’al Labban (2000) et le système d’irrigation omanais d’Al Aflaj (2006). Quant à la préparation des dossiers du patrimoine immatériel, ell s’inscrit dans le cadre de ma mise en œuvre de  la Convention internationale conclue dans ce domaine, témoignant clairement de la maturité atteinte par l’expérience omanaise en matière de collecte et de conservation du patrimoine culturel immatériel du pays. Ce travail a commencé avec la présentation de 12 dossiers relatifs à ce patrimoine dont six furent acceptés en 2010 (al borâa ; la distillation de l’eau de rose ; le poignard omanais ; al raz’ha ; al ayala), les six autres ayant été reportés aux années suivantes. En 2011, le Sultanat présenta deux nouveaux dossiers : al maydan et al ‘azi.

La liste nationale omanaise sur l’état du patrimoine culturel immatériel du pays :

Objectifs de la liste nationale omanaise :

1) Collationner et classer la totalité des éléments du patrimoine immatériel omanais afin de préserver ce patrimoine et d’élaborer les mécanismes nécessaires à la protection appropriée de chacun de ces éléments.

2) Documenter l’ensemble des données et informations relatives à ces éléments du patrimoine culturel.

3) Réviser tout ce qui a été écrit ou publié sur ces éléments du patrimoine immatériel.

4) Créer une base électronique de données regroupant tout ce qui a été collecté sur les éléments de ce patrimoine immatériel.

Publications sur le patrimoine culturel immatériel :

Le Ministère a publié, dans le cadre d’une série consacrée aux éléments du patrimoine culturel immatériel omanais et de la collecte de l’histoire orale, un grand nombre d’ouvrages importants qui ont contribué à documenter cet héritage et à faire connaître sur le plan local et international ces éléments du patrimoine et cette histoire pluriséculaire.

Le même projet comprend un choix d’éléments relevant du patrimoine immatériel omanais, tels que les arts populaires, les métiers traditionnels, les manifestations sociales, etc. Des chercheurs seront ensuite chargés de la collecte et des enquêtes sur le terrain, auprès des connaisseurs dans chaque domaine. L’une des spécificités de ce projet est qu’il se fonde sur la comparaison entre les récits recueillis de la bouche de ces connaisseurs et les autres informations figurant dans les sources savantes ou susceptibles d’être déduites des œuvres ou de l’action de personnalités en rapport avec tel ou tel élément de cet héritage.

 

Imad bin Jassim Al Bahrani

Oman